À la rencontre d’Udin

Mon séjour sur Lombok a plus donné lieu à de longues journées de farniente que d’aventure. Toutefois, certaines journées ont été plus animée, comme celle où Willy et moi sommes partis à la rencontre d’Udin, proche des chutes de Gangga, à l’entrée de la jungle de Lombok.

Très peu touristique – pour le moment – le nord de Lombok permet un contact facile et humain, pas encore mercantile, avec les habitants. C’est mon 4e jour sur l’île lorsque Willy et moi, faisant fit de notre conception européenne du code de la route, enjambons un scooter et prenons la route en direction de Gangga. Ici, malgré l’abondance de scooters, la voiture et le camion restent la reine et le roi de la route. En plus de rouler à gauche, il faudra se faire au fait que nous ne sommes en aucun cas prioritaire sur chaussée. Je vous parle même pas des vélos…

Vanille de Gangga

Vanille de Gangga

Après une vingtaine de kilomètres, qui en semblent au moins le double, et des passages en tout terrain passés avec brio sur notre petit scooter, nous arrivons chez Udin. Udin vit au pied de la montagne, déjà quasiment dans la jungle. Le temps de se présenter, lui dire d’où on vient, qui nous envois et il nous demande de suivre un ami à lui qui nous guidera aux différents sauts de la cascade du coin. Dans un premier temps nous nous enfonçons un peu dans la jungle, jusqu’au lit de la rivière et dernier saut de la chute. C’est beau, mais ça le sera surement plus au début de la saison des pluies. Allant par des passages dignes de via ferrata, nous remontons jusqu’au plus haut saut. L’occasion d’apprécier la vue sur les cultures d’Udin et de voir notre guide faire le spectacle, avec quelques sauts dans une eau bien moins cristalline que celle de la Restonica…

L’heure est venue de rejoindre la demeure d’Udin. Portable à l’oreille (oui, ça passe mieux dans la jungle qu’à Vizzavona), il nous fait patienter un peu puis nous invite à manger. Poissons exotiques, riz, sorte de soupe d’algues et… Coca ! La mondialisation n’épargne rien, même pas la jungle indonésienne.

Après un bon repas, chez l’habitant et avec les locaux, Udin nous guide à travers ses cultures. Fèves de cacao, vanille, cacahuètes, piments, tabac, bananes, ananas, café, tout y est ! On y trouve même 2 petites huttes sur pilotis, pour les touristes qui souhaitent passer la nuit aux portes de la jungle. Un panneau « Land for sale » (Terrain à vendre) attire toutefois mon attention. Udin m’explique qu’il exploite cette terre pour un ami mais, comme partout, les temps sont durs et la vente s’impose souvent comme seule solution. Combien de temps jusqu’à ce que l’agriculture laisse place au tout tourisme comme sur la voisine, Bali ?

Combien de temps jusqu’à ce que l’agriculture laisse place au tout tourisme comme sur Bali ?

Pour le moment la vie continue et Udin nous propose de goûter à son tabac. Il est temps d’apprécier nos derniers instants ici, loin du tumulte des scooters en contrebas. La fin d’après-midi arrive, tout comme l’heure de partir. Un petit détour rapide un peu plus vers le nord de l’île, et nous retournons au Rinjani Beach Eco Resort. Pour la n-ième fois, ce sera l’occasion d’admirer le coucher de soleil du côté de Bali, les pieds enfouis dans le sable noir de la plage.

2 commentaires sur À la rencontre d’Udin

  1. Nath'

    Bonsoir,
    Je suis surprise de découvrir que Lombok est encore préservé. Vu ce que j’ai lu sur Lombok, je croyais que c’était déjà devenu une Bali n°2…

  2. Jean-Noël

    Salut !
    Disons que ce n’est plus qu’une question de temps. Avec le nouvel aéroport (plus central), qui à ouvert fin 2011, et les ambitions du gouvernement Indonésien de le faire monter dans le Top 3 des aéroports du pays, Bali n°2 n’est plus très loin.
    Un Novotel a ouvert récemment à Kuta Lombok (au sud) et Senggigi (Nord ouest) ressemble déjà à une coquille sans âme où les hôtel rivalisent de luxe.

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